Beaucoup de changements les dernières semaines !
Commençons par le commencement. Les 21 et 22 février, Renaud, mon responsable de mission de la DCC est venu me rendre visite. C’est un français qui a été également volontaire, comme moi, au Burkina il y a quelques années et qui s’est engagé à présent à visiter une fois par an tous les volontaires présents au Burkina. Le reste de l’année, il reste en contact avec nous pour s’assurer que tout se passe bien, voir si il y a des problèmes et voir comment nous pouvons les résoudre. Sa visite a été assez fatiguante (beaucoup de choses à partager !), mais elle m’a fait énormément de bien. Nous avons parlé ensemble toute la journée (et une partie de la nuit !) et le lendemain avec le partenaire local (pour moi, la sœur supérieure Monique et sœur Ida), pour voir ce qui allait bien et ce qui devait éventuellement être changé. Renaud était pas mal positif sur le projet, il était enthousiaste et pensait vraiment que l’on pourrait y accomplir de belles choses. Cela faisait bien sur du bien d’entendre cela ! J
Renaud a cependant aussi amené autre chose sur la table, au niveau de …. la fatigue ! C’est vrai que j’ai dépensé énormément d’énergie depuis que je suis arrivée pour bien m’intégrer, apprendre la langue, pour essayer de vivre comme les gens d’ici. Après mes heures de travail, je continuais à laver les enfants, leur donnais des exercices pour l’école, faisait ma lessive, apprenais le « Moré » … Je fait tout cela avec beaucoup de plaisir et cela me plait vraiment beaucoup, mais je dois avouer bien humblement que, parfois, cela devenait trop et que j’avais du mal à tenir le coup. Après discussion avec toute le monde, nous avons donc décidé qu’il serait peut-être mieux que je cherche une chambre dans la ville de Koupéla, de façon à pouvoir prendre du repos après le travail ou, si je le veux, partager plus facilement un moment avec des amis.
La chaleur qui arrive petit-à-petit joue également un rôle important. J’ai pu supporter assez bien jusqu’à présent l’absence d’électricité, mais passer une nuit – actuellement déjà autour de 30°C – sans ventilateur, ce n’est pas une sinécure, je vous assure.
La chaleur qui arrive petit-à-petit joue également un rôle important. J’ai pu supporter assez bien jusqu’à présent l’absence d’électricité, mais passer une nuit – actuellement déjà autour de 30°C – sans ventilateur, ce n’est pas une sinécure, je vous assure.
Et donc : En route pour rechercher une chambre !
A partir de ce moment, tout a été extrêmement vite. En une semaine, nous avons trouvé une chambre (avec l’aide de Julienne), l’avons nettoyée (3 fois, nota bene !) et j’ai emménagé. Ma chambre se trouve dans une cour avec 6 ‘petites maisons’. Dans le temps, on appelait ce genre de cour, un ‘célibatorium’, ce qui signifie plus ou moins ‘la maison des célibataires’, mais ce qui n’est en fait plus le cas aujourd’hui. Je dispose de 2 pièces : Un salon où il y a pour l’instant une table, un frigo et une cuisinière au gaz, et une chambre à coucher, avec mon lit et une armoire. Je dispose également d’une douche et d’un lavabo, ce qui était quand même important pour moi. Vous pouvez comparer cela à un grand kot. Dans la même cour habitent entre autre : Fatimata, une maman avec un bébé de 6 mois ; elle travaille pour ‘plan Burkina’ et donne des conférences sur le sida ; une féministe convaincue ! J Très intéressant ! En face de moi, habite Evelyn avec sa fille de 5 ans ; elle est enseignante et mariée, mais son mari travaille et habite à Ouaga. A côté d’elle, habite Sarah qui va encore à l’école (en 5ème humanité) et qui s’occupe de sa petite sœur de 8 ans. A côté de chez moi, habite un homme qui travaille également pour ‘plan Burkina’ et est marié (sa femme habite à Ouaga) et enfin, il y a encore une dame un peu plus âgée, mais que je n’ai pas encore vraiment eu le temps de rencontrer. Ce sont tous des gens infiniment gentils et paisibles. Je me sens vraiment à la maison !
Entretemps, j’y habite depuis une semaine et l’électricité a été raccordée ! Joepiee ! Et mon objectif suivant est d’essayer d’obtenir une connection internet. Croisons les doigts.
Sur le plan du travail, c’est très chargé … oui, oui, vous lisez bien ! Ce matin, nous avons eu un record de 22 patients ! Sur place à Baadtenga, donc à coté de ma chambre précédente, logent actuellement 18 personnes dans 4 chambres. Il y a 3 adultes avec des paralysies partielles. Chacun d’eux vient avec un ou plusieurs ‘accompagnateurs ‘ qui restent tout le temps avec eux, la plupart du temps leur femme ou leurs filles. Vous devez savoir que nous ne fournissons que le ‘dortoir’, à prendre au sens littéral, c-à-d que nous fournissons juste ‘un local pour dormir’, sans lits, ni matelas. C’est le patient qui doit s’occuper lui même pour la nourriture, la lessive, le nettoyage. D’où la nécessité des ‘accompagnateurs’.
Il y a également Aziz (qui a pu enlever son plâtre aujourd’hui) avec sa maman, Nématou avec son grand-père, Rodrigue (5 ans avec Palsy cérébral, paralysie cérébrale, ne sait pas marcher) avec sa grand-mère, Appolinaire (5 ans, ses deux jambes sont tendues depuis plusieurs années sans qu’il puisse les plier), avec sa grand-mère et encore Sandrine, une fille de 14 ans qui ne peut plus marcher avec une grosse attaque d’épilepsie et qui loge là avec sa maman. Nous essayons de donner à chacun de ces patients 2 thérapies par jour, avec un programme diversifié : table de soutien, différents exercices, apprendre à s’asseoir, marcher, … A cela se rajoute les patients qui viennent chaque jour de l’extérieur. Il y a actuellement un nouveau groupe de mission venu rejoindre le chirurgien italien et cela veut donc dire des consultations supplémentaires, beaucoup de coup de téléphone, renvoyer des gens pour prendre des radiographies, ….
J’ai vraiment de quoi m’occuper ! J
J’ai vraiment de quoi m’occuper ! J
Il commence ici à faire progressivement de plus en plus chaud (et je crains devoir vous raconter la même chose à chaque fois, à partir de maintenant). Mes habits et mes draps sont enfermés dans mon armoire et je me douche sans doute 3 fois par jour pour le moment. Je n’ose pas trop penser à ce que cela va être !
Voilà, ce sont les nouvelles les plus importantes que je voulais vous partager. Je vous promets que je n’attendrais plus si longtemps à l’avenir pour vous écrire à nouveau.
Avec toutes mes salutations chaudes et ensoleillées !
Congratz met de nieuwe woonst! Roeland
BeantwoordenVerwijderenChère Annelies
BeantwoordenVerwijderenJe suis heureux de voir que la maison de l'"ancien" laboratoire revive avec une kiné.Je suis Loïc le premier laborantin de Baadtenga.Je te souhaite bon courage dans ta mission et beaucoup de découverte.Je passerais surement en juillet ou fin juin 2012 à Koupéla.
Bravo pour cet engagement
Loïc