zaterdag 7 januari 2012

Nouvel an!

Salut tout le monde !

Ça fait longtemps.  Une bonne et heureuse année à chaqu’un.  Une nouvelle année pleine de possibilités, de choix, de beaux moments et je l’espère, beaucoup de rigolade.  Je vous le souhaite vraiment à chaqu’un.  Merci à vous aussi pour tous les bons vœux et les messages.
J’ai tant de choses à raconter, par ou commencer ?  Commençons donc  par le commencement :
Vendredi, 23 décembre, je prends le bus vers Ouaga, pour passer la soirée chez Luk et Sarah, un jeune couple avec un petit bébé (11 mois).  Benoit et cécile nous rejoignent aussi depuis Kaija et Léokhadi est aussi de la partie (un français qui habite ici depuis 7 ans et est marié à une Bourkinabée).
Nous mangeons (pour moi c’est la première fois) une délicieuse fondue au fromage et allons dormir le ventre bien rempli.  Le matin debout à 4h30, pour prendre le bus à 6h vers Bobo. Quelle cirque!!
A cause des fêtes, il y a énormément de monde qui veut voyager (chez la famille), ce qui fait que même si l’on a déjà acheté un ticket, il faut tirer et pousser pour arriver jusqu’au bus. Pour nous c’est quand même un peu plus facile, parce qu’ils sont en général un peu plus gentils avec les femmes et les enfants et donc nous nous glissons rapidement derrière Sarah et le petit Ismaël 
J.
A 12h30, nous arrivons à Bobo, où il nous faut attendre jusqu’à 16 heures pour un bus vers Banfora. Le soir nous arrivons et faisons connaissance avec le futur marié et sa promise et leurs familles.  Le mariage est déjà en cours depuis 3 jours et demain est la dernière journée avec le mariage religieux. Le lendemain, il y a énormément de monde à la mairie (je ne suis pas arrivée à rentrer) et à l’église. La messe est assez moyenne, vu qu’elle (Afou) est en faite musulmane et la préparation de la messe  a donc été assez limitée.  Mais c’était quand même sympa ! 
Ensuite, nous allons dans la cour de l’école, où travaille Jean-Sébastien.  Il s’y trouve un podium, avec la table d’honneur.  Derrière, il y a ensuite un centaine de bancs.  La famille et le couple de mariés prennent place à la table d ‘honneur où ils reçoivent une boisson fraiche et le repas.  
Très rapidement, se succèdent une série de  sketches, speeches de la famille, chanteuses de playback, des danses bizarres, et finalement après seulement une heure, le gâteau de mariage. Entretemps, les gens assis sur les bancs ont reçu un repas, servi dans des petits bacs en plastique venant de chez le Chinois.  Après moins d’un heure, la majorité des personnes sont reparties chez elles. C’est apparemment comment ça ce passe ici !  Tu viens juste pour manger et c’est tout…. Bizarre !!
Le soir, nous sommes encore aller manger chez Jean-Sébastien et Afu avec leurs familles. Très gai !  La nuit de dimanche, je suis allée dormir avec Benoit et Cécile dans un ‘camping’.  Une série de petites huttes, très basiques, avec seulement un lit.  Le matin à 4h30, le guide vient te réveiller !  Après une petite promenade, nous sommes arrivés près d’un grand lac, où nous prenons place dans une petite pirogue.  Après avoir pagayé un petit moment, nous attendons au milieu du lac le lever du soleil, et…. les hippopotames !!!  Je les ai vus à seulement quelques mètres de moi !  Quelles bêtes gigantesques…. Impressionnant !!!
L’après-midi, on a repris la route (après une première panne de moto – fallait bien que ca arrive une fois !) vers un petit village un peu plus loin (Sindou) où l’on peut aller visiter des ‘pics’.  Ce sont des pointes rocheuses qui forment des sortes de chaines de montagnes l’une derrière l’autre, très beau !. Le mardi nous sommes partis avec toute la bande (nous étions 14, donc 7 motos), voir les chutes d’eau.  Ça ressemblait un peu à un jour à la mer … nager, bronzer, glander…. Relax Max !
Le soir, repas hamburger-frites …. Divin !
Mercredi, j’ai décidé de me laisser faire des tresses dans les cheveux.  Waaauw, quel martyre !!! Après deux heures de m’avoir tiré les cheveux, j’en avais assez, et j’ai vraiment dû mordre sur ma chique pour ne pas foutre une baffe à Joséphine (la dame qui me faisait les tresses J ).  La nuit, j’ai quand même pris un calmant pour bien dormir.  Le résultat est très beau et c’est très frais !!!
Jeudi, voyage de retour vers Ouaga, à la maison de Sarah et Luk.  Entretemps, ceux-ci m’avaient demander si je ne voulais pas passer le réveillon chez eux, ce que j’ai accepté (après validation avec le partenaire).  Vendredi, nous décidons pour le réveillon de voyager vers le nord, chez des amis de Luk et Sarah, qui ont un petit camping.   Samedi donc, départ en voiture…. Je vous épargne les détails de comment nous sommes arrivé là-bas… Non ???  Vous voulez vraiment savoir ?... Bon allez, je vous raconte :
10h30 : Léokhadi arrive avec la voiture. Nous prenons place : Amour (son mari, qui a actuellement un pied cassé et marche pour le moment avec des béquilles). Derrière : Sarah, Luk et moi avec bébé Ismaël.
10h35 : nous sommes arrêtés à 50m de la maison, après un bruit bizarre derrière à gauche. Nous descendons et constatons que l’amortisseur a probablement rendu l’âme.  OK, pas de panique. Amour, Sarah et Luk descendent et je roule un peu plus loin avec Léo pour aller chercher un vieil amortisseur de remplacement.
11h30 :  On attend chez Léo après le garagiste, qui est sensé savoir où il a laissé cet autre amortisseur.
12h30 : OK, enfin chez le garagiste.  Il remplace l’amortisseur et…. la voiture penche toujours très fort de travers. Pas de panique, ce vieil amortisseur n’était sans doute plus très bon : il téléphone chez un ami qui en a un autre en nous devons juste attendre un petit peu.
13h30 : L’ami arrive avec le nouvel amortisseur. Il l’installe et…. la voiture penche encore toujours de travers.  Ils vérifient toute l’affaire de plus près et constatent que les deux roues de derrière ne sont pas de la même taille. Ils vont les changer pour être sûr que le problème ne vient pas de là.
14h15 : Les roues sont remplacées et grrrrrr la voiture pend encore toujours de travers. Après encore avoir cherché, le garagiste trouve enfin le problème : le nouvel amortisseur que son ami a apporté est d’un autre modèle que celui que nous avons besoin.  À nouveau, téléphoner et attendre….
15h45 : OK. On peut enfin partir. Nous retournerons chez Luk et Sarah (qui habitent de l’autre côté de la ville) et arrivés là-bas, nous décidons quand même de partir vers Bani, en espérant y arriver avant la nuit.
16h15 : OK, tout est chargé et nous démarrons.
17h30 :  Boum, nous sommes partis depuis environ 60 km, et il y a de nouveau un problème. Nous descendons et constatons que le roulement est cassé.  Aucune chance que nous puissions continuer, nom de milliards !  Nous allumons les 4 clignoteurs et nous enfonçons un peu dans la brousse pour être plus en sécurité. Nous emportons un siège pour Amour, puisqu’il doit toujours garder son pied en hauteur et grignotons un peu de nourriture qu’on avait emportée pour le soir.  Amour téléphone à nouveau au garagiste qui propose de venir avec une autre voiture pour nous aider.
19h30 : Nous sommes toujours sur le côté de la route, nous avons fait entre-temps un feu de camp (il fait nuit noire !), ouvert le rhum-coca et donné à manger au bébé avec une cuillère faite avec un racine.  Nous nous demandons si nous arriverons encore vraiment et commencont à penser que nous allons passer la nouvelle année ici.
19h35 : Joepie, la voiture est arrivée !  Nous transférons les bagages et embarquons dans la nouvelle voiture.  Les garagistes vont essayer de réparer notre voiture et de rentrer chez eux.  Nous décidons de continuer à toute vitesse.
21h45 : Jeeeeuj, enfin arrivés. Nous sommes à Bani, un mignon petit village sans électricité.  Je fais la connaissance d’une bande d’amis de Luk et Sarah et on s’installe dehors à côté du feu de camp.  Pour le réveillon, ils ont tué un mouton qui est occupé à rôtir sur le grill.  Nous, les filles, on avait fait auparavant quelques courses pour les accompagnements. : des chips, des tucs, quelques légumes et patates pour accompagner le repas. Les garçons ont connecté leur musique sur un gros haut-parleur et c’est ainsi que nous avons fêté la nouvelle année : Dehors sous le ciel étoilé, avec de la super musique dansante, autour du feu de camp et les pieds dans le sable… que peut-on rêver de mieux ???
Le dimanche nous sommes restés encore sur place (il y a dans le village 8 mosquées spéciales à visiter, très beau !) et lundi retour vers Ouga.  Comme le mardi était encore un jour de congé, je suis encore restée un peu là-bas.  Je suis allée me promener avec bébé Ismaël, visiter le centre des artistes et le soir, nous sommes allés tranquillement boire un verre.  
Mercredi-matin, je suis de retour à Koupela, où je retrouve ma chambre sous une couche de poussière rouge… soupir….
Julienne est venue me chercher à l’arrêt de bus, et est restée chez moi l’après-midi.  Nous avons fait ma giga-lessive, nettoyé les locaux, fait du jus, et j’ai préparé pour elle et son neveu Eric un petit sac de pâtes carbonara (un petit sac préparé en 5 minutes).  ils ont trouvé ça super bon !
Voilà ! Ce furent vraiment 2 semaines spéciales.  Cela a été très chouette.  J’ai parcouru le Burkina du sud au nord, vu de très belle choses, et rencontré plein de chouette personnes.  
Ça promet pour les deux ans à venir !  Le weekend prochain, je vais avec julienne, Eric et un ami dans une ville à proximité, Tenkodogo (vers le sud).  C’est une ville plus grande et plus moderne que Koupela.  Ils y ont quelques amis, et m’ont invitée d’aller passer le weekend là-bas.  
J’ai bien repris le travail hier.  Il y a petit à petit davantage de patients, surtout l’avant-midi, 8 à 10 patients par jour.  Les après-midi sont encore assez vides, mais ça me donne le temps de gérer les aspects administratifs (et oui, c’est aussi quelque chose qu’il faut apprendre !).  
Lorsque j’étais à Ouaga, j’ai rencontré Cécile, qui est aussi une volontaire DCC, et travaille depuis 16 mois au Burkina, comme ergothérapeute.  Elle y travaille dans un centre de revalidation avec d’autres kinésithérapeutes. Nous avions donc beaucoup de choses à partager.  Elle m’a parlé d’une technique assez récente pour confectionner des appareils orthopédiques.  Cette technique se base sur du carton et utilise de la pâte de farine comme colle !  Cela me semble très intéressant et je vais donc essayer de m’informer et de m’occuper de ceci dans les semaines qui viennent.
Voilà, un vrai roman J  
J’espère que vous me partagerai aussi comment les fêtes ce sont passées chez chaqu’un de vous !
Gros bisous et à très bientôt.

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